mercredi 17 janvier 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (4e année) N° 1 - 25 JANVIER 1922

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IVe année - N° 1 (25 janvier 1922)
[Date de publication : 25 janvier 1922 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Revue Mensuelle : SIGNAUX de France et de Belgique / Comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens, André Salmon, Paul-Gustave Van Hecke / Direction pour la France : André Salmon (6, rue Joseph-Bara, 6, Paris VIe) / Direction pour la Belgique : Franz Hellens (1385, Chaussée de Waterloo, Uccle (Bruxelles)") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1922, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 1 : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Sous-Titre - Pagination : 24 pages] 
Sommaire
Henri Vandeputte D'Orbaix a raison, étude [en épigraphe, citations de Montesquieu : "Un homme qui écrit bien n'écrit pas comme on écrit, mais comme il écrit : et c'est souvent en parlant mal qu'il parle bien." ; de St-Evremont : "Comme il y a de bonnes viandes qui affadissent le cœur, il y a un mérite fade, et des personnes qui dégoûtent avec des qualités bonnes et estimables."] (p. 1-3)
D.-J. d'Orbaix : Billet à Henri Vandeputte, lettre (p. 3-4)
Charles Anciaux : Poèmes en prose : Visite (p. 4-5) ; L'indifférent (p. 5) ; C'est de l'amour encore (p. 6), poèmes en prose (p. 4-6)
Hubert Krains : Aux champs, récit [daté "5-7 septembre 1916"] (p. 6-7)
Edmond Vandercammen : Désirs d'hiver (p. 8) ; A ma douleur [A Em. Mambour] (p. 9), poèmes en vers libres (p. 8-9)
D.-J. d'Orbaix Leçon, poème en vers libres [A Henri Vandeputte] (p. 9-10)
André Blandin : De la Besace et sur Léon Donnay, son auteur, compte rendu (p. 10-11)
Léon Donnay : Simmetry [To the honourable painter A. Donnay] (p. 11-12) ; Les expiateurs [en épigraphe : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. (Ecriture)"] (p. 12-13) ; Piteuse défense (p. 13-14) ; Sauvetage (p. 14-16), poèmes en prose [datés "Bruges, 1921"] (p. 11-16)
PROJET D'ANTHOLOGIE 
Léon ChenoyUne rose, poème en vers libres [extrait de Poèmes vers une Clarté] (p. 17)
Melot du Dy : N'était..., poème [extrait de Myhtologies] (p. 18)
Pierre Bourgeois : Art poétique, poème en vers libres [extrait de La Foi du Doute] (p. 18-19)
Paul Neuhuys : Cinéma, poème en vers libres [extrait de Le Canari et la Cerise] (p. 19-20)
LE MOIS ARTISTIQUE ET LITTÉRAIRE
D.-J. D['Orbaix]. : Hubert Krains, étude (p. 21)
Jean Laenen : Sur Jacob Smits, l'Ermite d'Achterbosch [exposition Jacob Smits à la Salle Giroux (21 janvier - 2 février)], compte rendu (p. 21-22)
D.-J. D['Orbaix]. : Les Revues [Ce n'est pas l'intention, c'est la place qui manque le plus... La Bataille littéraire voudrait consacrer tous les deux mois au moins, une rubrique raisonnée aux revues essentielles. En attendant que ce projet prenne corps, avec d'autres, tenons-nous-en aux aperçus qu'on improvise, avant les accusés de réception confraternels. ; La Vie des Lettres paraîtra six fois cette année. Son dernier numéro nous offre du Cocteau assagi, du Gleizes perpétuellement inquiet de Renaissance, du Cassou plus spirituel qu'original, du Goll qui crépite loin du tourment de l'Unité. Nicolas Beauduin continue la publication sur trois plans de l'Homme cosmogonique. Je dirai bien un jour ce que je pense de l'Inconnu sur les Villes, de Marcello-Fabri ; et ce sera pour apporter autre chose, je crois, que cet éloge de M. René Ghil, qui prend prétexte de ce livre pour écrire un poème en charabia de génie. ; La Revue de l'Époque (janvier) donne un article de tête de son Directeur qui nous et se demande : "Sommes-nous en décadence ?"... ; Le Monde nouveau paraît de quinzaine en quinzaine. Une collaboration assez mêlée. Henri Hertz y fait supérieurement de... la politique étrangère... ; Les Écrits nouveaux rassemblent des bouquets choisis... ; Les Humbles se contentent de petits cahiers très sympathiques où MM. Le Révérend, J.-M. Thomas, Maurice Wullens montrent un talent certain. Promenoir, de Lyon à Bruxelles, ne s'est plus offert à notre flânerie inquiète depuis l'été. Ça ira a fait de belles funérailles à "Dada", mais nous savons bien que les croque-morts sont tous nés dadaïstes. Les Signaux s'attestent avec Odilon-Jean Périer, Maurice-Martin du Gard, Jean Marquet, Pascal Pia, Franz Hellens, comme une des revues d'avant-garde où les promesses se réalisent. ; Les Feuilles libres publient, entre autres bonnes pages, un article d'un critique de race : René-Marie Hermant, qui traite du "Roman moderne". ; Citons encore la Vie intellectuelle, où le roman de Van Offel : La Terreur fauve est assez malencontreusement découpé ; La Vie et les chroniques de Gaston Sauvebois ; Cosmopolis, la grande revue de Gomez Carrillo ; Tableros, aux couvertures savamment barbouillées ; Moderni-Revue, de Prague, très attentive au mouvement littéraire français ; Lumière qui est d'Anvers et se donne des allures de grand port ; La Renaissance d'Occident, qui a un coffre-fort ou peut-être une banque à elle ; Le Thyrse, qui paraît à l'heure dite comme un propriétaire qui sait les justes échéances ; La Nervie, que nous voyons de temps en temps ; Aurore, où comme partout, il y a à prendre et à laisser ; La Terre wallonne, qui ouvre une enquête sur l'Académie ; il n'y a rien là qui nous fasse pitié. ; Enfin, la Lanterne sourde, illustrée par Massonet... ; J'allais oublier le Lien qui forme de petites gerbes à Hasselt... ; M. Pierre Legrand écrit dans Gemmes d'Art (janvier) : "De Belgique, ce mois-ci, m'est venue la lumière, entendez cette lueur d'année qui soudain troue l'opacité nocturne où nous plonge la lecture indigeste de centaines de pages imprimées. La diane me fut donnée par la Bataille littéraire."... ; La revue Les Tablettes, Saint-Raphaël (Var), organise un Congrès des Lettres qui se tiendra en avril prochain sur la Côte d'Azur. Cette manifestation s'accompagnera d'un "Salon national de Littérature", de festivités, etc..."], chronique (p. 22-24)
Albert Bailly : Notes [La Mélancolie de son Bonheur, roman par Michel Féline (éditions Sansot). - On n'a pas assez parlé du roman de M. Michel Féline. Il serait regrettable que cette belle oeuvre échappât à l'attention des lettrés. L'on y trouve, en effet, un joli lot d'images neuves et de pénétrants coups de sonde dans le cœur humain. Ces pages, frémissantes de lyrisme contenu, s'accommodent du rythme, parfois trop travaillé, d'une langue souple et d'une richesse savamment modérée. C'est le roman simple - et si sensible - d'une petite dactylo et d'un jeune peintre. Point de sentimentalisme excessif, toutefois, sauf peut-être dans le dénouement qui verse dans la romance. Détachons quelques pensées : (...) Ce livre est plein de vibration d'âme et sa mélancolie est très douce, très pure..." ; La Députation permanente du Brabant a alloué les prix et primes d'encouragement à la littérature pour l'année 1921 ; notre ami et collaborateur Horace Van Offel, obtient au concours annuel un prix de 3.000 francs pour son oeuvre Contes brabançons... ; L’Équerre, société coopérative d'édition et de propagande intellectuelles a pour objet principal la publication d'oeuvres personnelles ou collectives dues à ses membres effectifs...], notes (p. 24)

RYTHME ET SYNTHÈSE (2e année) N° 20 - JUILLET 1921

RYTHME ET SYNTHÈSE
2e année - N° 20 (Juillet 1921)
[Date de publication : juillet 1921 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : muette Haut de Page [217] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 240 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Gaston Moreilhon : Glose bouddhique occidentale, poème en vers libres (p. [217]-219)
Georges Jamati : Considérations esthétiques, étude [en note : "Cf. Rythme et Synthèse, n° 1 (novembre 1919), n° 3 (janvier 1920), n° 6 (avril 1920), n° 9 (juillet 1920) et n° 14 (janvier 1921)"] (p. [220]-228)
Noël Bureau : La Nécropole et la Fête sont au cœur de la Ville, poème en prose [daté "Cimetière Montmartre - Place Clichy / Novembre 1920"] (p. [229]-230)
CHRONIQUES
Paul Jamati : Poèmes [Les Fêtes dispersées, par Georges Périn, Paris, 1921, Editions de la Phalange], compte rendu (p. [231]-234)
Gabriel Brunet : Romans [La Chanson de Naples, par Eugène Montfort, Paris, 1921, Flammarion, éditeur - (p. 234-235) ; L'ouragan, par Florian Parmentier, Paris, 1921, Editions du Fauconnier - (p. 235-236)], comptes rendus (p. 234-236)
Georges Hain : Théâtre [Maison de l'Œuvre. - Le Pêcheur d'Ombres, pièce en quatre actes de M. Jean Sarment], compte rendu (p. 236-237)
Georges Jamati : Art [Salon de la Société nationale des Beaux-Arts.], compte rendu (p. 237-240)
La Direction : Note [L'abondance des matières nous oblige à remettre au prochain numéro (Octobre 1921) l'insertion de la chronique "Les Revues" de M. Paul Jamati.], note (p. 240)

dimanche 14 janvier 2018

LA BATAILLE LITTÉRAIRE (3e année) N° 12 - DÉCEMBRE 1921

LA BATAILLE LITTÉRAIRE
IIIe année - N° 12 (Décembre 1921)
[Date de publication : Décembre 1921 - Couverture [imprimée en noir] : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Illustration (A. Blandin), Périodicité - 2e de couverture [imprimée en noir] : Titre, Sous-Titre et Périodicité, Abonnements, Directeurs, Secrétaire-Administrateur, Adresse, Mention ("Adresser la correspondance, les manuscrits, livres et revues, au siège de la Revue : Chaussée de Waterloo, 477, Bruxelles."), Sommaire - 3e de couverture [imprimée en noir] : Encarts publicitaires (Vin tonique GRIPEKOVEN ; Sirop GRIPEKOVEN) - 4e de couverture [imprimée en noir] : Encart ("Revue Mensuelle : SIGNAUX de France et de Belgique / Comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens, André Salmon, Paul-Gustave Van Hecke / Direction pour la France : André Salmon (6, rue Joseph-Bara, 6, Paris VIe) / Direction pour la Belgique : Franz Hellens (1385, Chaussée de Waterloo, Uccle (Bruxelles)") ; Encart publicitaire (Institut Philotechnique) ; Abonnements pour 1921, Prix du numéro, Imprimeur  - En-tête Page 241 : Année de publication, Numéro, Année, Date, Titre, Sous-Titre - Pagination : 20 pages] 
Sommaire
D.-J. d'Orbaix Aux poètes d'aujourd'hui, étude (p. 241-243)
Albert Mockel : Banalités indiscrètes : La pauvre, poème en prose (p. 243-244)
Henri Vandeputte : Riviéra, poème en vers libres (p. 244)
Nicolas Beauduin : Poème sur 3 plans, poème (p. 245)
Constant Burniaux : Trois pages : Sensation ; Envie, poèmes en prose (p. 246) ; Air arythmique, poème (p. 246-247), poèmes (p. 246-247)
N. de Solpray Dans le salon qu'éclaire à peine..., poème (p. 247-248)
Alfred Dupont : Les doux chemins vers la révolte : Première communion, récit (p. 248-250)
Marcel Wyseur : Vieux ponts [A Paul-Auguste Masui-Castrique] ; Automne (p. 251) ; La Place du bourg (p. 252), poèmes [datés "Bruges, 1921"] (p. 251-252)
D.-J. d'Orbaix : Départ, poème en vers libres (p. 252-253)
La Bataille Littéraire : A nos abonnés et lecteurs, annonce ["Nous prions nos abonnés de réserver bon accueil à la quittance qui leur sera très prochainement présentée par les soins de la Poste. - Le prix de l'abonnement ordinaire reste fixé à 12 francs pour l'année 1922. Que tous nos lecteurs continuent à soutenir notre effort, c'est la récompense immédiate à laquelle aspire LA BATAILLE LITTÉRAIRE."] (p. 253)
Gondouin : Silhouette de femme, dessin (p. 254)
LE MOIS ARTISTIQUE ET LITTÉRAIRE
Louis Piérard : Les nouveaux livres : Duhamel conteur [Les Hommes abandonnés (Ed. Mercure de France, Paris)], compte rendu (p. 255)
Albert Bailly : Les Arts : Visite d'atelier [Georges Vandevoorde] (p. 256)
A[lbert]. B[ailly]. : Notes [La Revue Les Tablettes fera paraître bientôt dans sa collection d'éditions d'art Le Clapier de Georges Lamy. Ce sont des "sarcasmes attardés sur la Butte" et qui semblent vouloir en finir avec la légende de Montmartre... Ces quelques lignes l'indiquent avec une truculence très... montmartroise... ; A paru en décembre aux éditions de la "Renaissance d'Occident", les Dits de la Mort et du Vivant, six petits dialogues moins imaginaires qu'il ne semble par Julien Flament... ; Paraîtra le 16 février prochain à la Société Littéraire de France : Dictionnaire ajoutez un adjectif en ique magnifiquement imprimé par J. E. Busschmann... ; Entendu, après une représentation du Cocu magnifique : ...], notes (p. 257)
*** : Table des matières (p. 258-260)

RYTHME ET SYNTHÈSE (2e année) N° 18 - MAI 1921

RYTHME ET SYNTHÈSE
2e année - N° 18 (Mai 1921)
[Date de publication : mai 1921 - Couverture : Imprimée en noir sur papier vert, avec encadrement (Année, Numéro, Date, Titre, Sous-Titre et Périodicité, Prix, Adresse) - 2e de couverture : Titre, Périodicité ("Revue paraissant une fois par mois excepté en Août et Septembre"), Adresse, Prix du numéro et abonnement, Directeurs, Mention ("MM. les Directeurs reçoivent les Samedis, après 20 h 30"), Sommaire - 3e de couverture : Dépôts ("RYTHME ET SYNTHÈSE est en vente : / aux "Amis des Livres" (Mlle Adrienne Monnier), 7, Rue de l'Odéon ; et chez Bénard, aux galeries de l'Odéon ; / Crès, 108, Boulevard St Germain." ; / Picart, 59, Boulevard St-Michel ; / Rey, 8, Boulevard des Italiens"), Mention ("Prière d'adresser les mandats ou chèques postaux à Mme Paul Jamati, 15bis, rue Amélie, Paris VIIe.") - 4e de couverture : muette Haut de Page [169] : En-Tête (Année, Date, Numéro, Titre, Périodicité) - Bas de Page 192 : Gérant, Imprimeur - Pagination : 24 pages]
Sommaire
Sibe Milicic : La nuit étoilée (fragments d'un poème symphonique, traduits du serbe), poème [en note : "Ces poèmes sont extraits du Livre de la Joie, paru en 1920 à Belgrade. Leur auteur, M. Sibe Milicic, est le promoteur en Serbie de la Poésie Cosmique."] (p. [169]-173)
Théodore Mavroïdi Mustoxidi : Deux problèmes de l'Esthétique (suite et fin), étude [en note : "Rythme et Synthèse, n° 17, Avril 1921, page 145." ; en note de la dernière page : "ERRATUM. - N° 17 de Rythme et Synthèse, page 152, ligne 37 ; au lieu de : puissance esthétique, lire : jouissance esthétique."] (p. [174]-182)
Émile Cottinet : Les Voyants : Arthur Rimbaud (d'après son œuvre et le portrait de Fantin-Latour) [en épigraphe, citation des Illuminations de Rimbaud : "Ce ne peut être que la fin du Monde, en avançant..."] (p. [183]) ; Dostoïewsky (p. 184), sonnets (p. [183]-184)
CHRONIQUES
Alexis de Holstein, Paul Jamati : Poèmes [Une antienne de la Terre, par Francis Thompson, poème traduit de l'anglais par Auguste Morel, Paris, 1920, Collection des Amis des Livres - (p. [185]-186) - signé Alexis de Holstein ; Tentations, par André Spire, Paris, 1920, Camille Bloch, éditeur - (p. 186-187) - signé Paul Jamati], comptes rendus (p. [185]-187)
Georges Jamati : Théâtre [Comédie Montaigne. - Le Simoun, 13 tableaux de M. H. R. Lenormand], compte rendu (p. 187-191)
Georges Jamati : Arts [Les Expositions. - Maximilien Luce (Galerie L. Dru) ; Mlle Yvonne Sjoestedt (Galerie Sauvage) ; Memento. - Galerie du Luxembourg. - Exposition des œuvres de M. Phocas Fokkens ; Galerie Bernheim-Jeune et Cie. - Exposition de M. Eustache Stoënesco ; Galerie Bourgeat et Cie. - Exposition de M. Charley Toorop], comptes rendus (p. 191-192)
Georges Jamati : Notes [La Nouvelle Revue Française n'est pas contente. M. Jacques Rivière, dans le numéro du 1er avril 1921, accuse M. Eugène Montfort de ne pas savoir lire le français. Il paraît que M. Roger Allard ne nous a jamais couverts de fleurs. Nous nous en doutions un peu, ou plutôt nous pensions qu'il s'agissait de quelques fleurs artificielles masquant une pelote d'épingles. / Une remarque cependant s'impose : nous croyons nous souvenir que, pour formuler une supposition qui ne s'est pas réalisée, on emploie le conditionnel et le plus-que-parfait de l'indicatif, que l'on écrit, par exemple, non pas : "si ces quelques mots ont suffi à les (les rédacteurs de Rythme et Synthèse) acheter, nous pouvons nous vanter de les avoir eus à bon marché", mais : "si ces quelques mots avaient suffi à les acheter, nous pourrions nous vanter de les avoir eus à bon marché." / M. Jacques Rivière, quoiqu'il ait la prétention d'enseigner le français à M. Montfort, a-t-il oublié les principes de la grammaire dans la fréquentation des dadaïstes ? Car, n'est-ce pas ? il est impossible de supposer qu'on ait voulu nous éprouver par des phrases à double entente. La Nouvelle Revue Française n'est pas comme le bellâtre fanfaron qui, lorsqu'il se voit éconduit, se venge en affectant d'être importuné par les avances de celle qui l'a dédaigné. Quoi qu'il en soit, passons l'éponge et abandonnons M. Jacques Rivière aux griffes de MM. Louis Aragon et André Breton.], note (p. 192)

ALEXANDRE MERCEREAU, LA VIE ET LES PSEUDO-UNANIMISTES

Il y a bien longtemps que je n'avais pas mis en ligne la réponse d'un animateur de petites revues à l'enquête de Maurice Caillard et Charles Forot sur les revues d'avant-garde. La contribution d'Alexandre Mercereau (1884-1945) est lapidaire, mais mérite néanmoins de figurer ici. D'abord, parce qu'il fut un acteur de premier plan - aujourd'hui trop méconnu - de la vie littéraire ; ensuite, parce qu'il revient - trop vite - sur un titre assez rare dont nous avons déjà détaillé les deux premiers numéros ; enfin, parce que Mercereau prend prétexte de sa réponse ou non réponse à l'enquête pour régler une nouvelle fois ses comptes avec les "disciples" de Jules Romains. On se rappelle en effet que Mercereau participa à l'aventure de l'Abbaye de Créteil (1907-1908) qui, en raison de difficultés financières et d'incompatibilités d'humeur entre certains abbés, tourna court ; Mercereau déplorait notamment l'influence de Jules Romains et de son unanimisme sur plusieurs de ses camarades (Arcos, Duhamel, Vildrac). Il reviendra sur les raisons de cet échec dans sa plaquette L'Abbaye et le bolchevisme (1922).
ALEXANDRE MERCEREAU
Je m'excuse de n'avoir pas répondu, malgré votre aimable insistance, à votre enquête sur les revues. Mais le travail surhumain qu'il me fallait faire pour mettre régulièrement debout, chaque semaine, 7 séances comme celles que j'organisai tout cet hiver, ne me permettait aucune espèce de fantaisie, même agréable, et je dus abandonner tout courrier qui ne se rapportait pas à mes soirées, ou qui n'avait pas un caractère de nécessité absolue.
Or qu'aurais-je pu dire sur la revue La Vie que je fondai avec J. Valmy-Baysse, H. Allorge, etc., qui intéressât le monde et la Ville ?
Dire que son seul poids sur la littérature fut un poids négatif et même maléfique, puisqu'elle fit se rencontrer là ceux qui devaient former le noyau des pires arrivistes de la génération, je veux dire les pseudo-Unanimistes, est-ce, était-ce bien utile ? Il faut alors peut-être louer le sort et le Caméléon (1) de m'avoir empêché de répondre, malgré ma bonne volonté.
(p. 169)
(1) Le Caméléon était un café puis cabaret littéraire créé en 1921 au 146 boulevard de Montparnasse, qui déménagea deux ans plus tard au 241 boulevard Raspail. Alexandre Mercereau y anima une université libre, sorte de "Sorbonne montparnassienne", qui proposait une conférence quotidienne.